L’interview de Caroline, en Nouvelle-Calédonie

La Roche Percée - Le Bonhomme

Caroline, 39 ans, originaire de Paris, s’est installée en famille dans la brousse, en Nouvelle Calédonie !

 

 

 

 

nouvelle-caledonieOù est-ce ?

Il s’agit de La Roche Percée, dans la Province Sud, en Nouvelle Calédonie. Cet endroit est réputé pour être un des seuls spots de surf en Nouvelle Calédonie.

 

Découvrez son interview

Carte d’identité

Prénom: Caroline
Age : 39 ans
Situation personnelle : Mariée depuis 10 ans, 2 enfants de 11 et 2 ans
Situation professionnelle : Formatrice en insertion professionnelle, formée et déformée en psychologie ! Sans emploi depuis mon arrivée, en brousse sans le permis, c’est plus compliqué et je ne parle même pas de la politique de l’emploi local…
Pays et ville d’origine : Guyancourt (78) – France
Pays et ville d’accueil : La Foa – Nouvelle-Calédonie
Type et durée du visa : Pas de visa requis pour cette destination qui reste pour le moment et pour minimum 4 ans encore, un territoire d’Outremer. Pas de retour prévu, mon mari a signé un CDI calédonien.
Partenaires d’expatriation : expatriation en famille : mari + enfants
Motif de l’expatriation : Professionnel au départ, s’expatrier était le seul moyen pour mon mari d’acquérir de nouvelles compétences dans son domaine d’activité. Familial également : envie de changer de vie et d’offrir à nos enfants la possibilité d’élargir leurs horizons.
Projets d’investissement : dans l’idéal, achat d’une maison (à La Foa pas ailleurs hein !!) et d’un bateau pour la pêche et le snorkeling sur le lagon. Mais c’est pas demain compte-tenu du coût de la vie ici.
Blog : toutlabasenbrousse.blogspot.com

Qui êtes-vous ?

Alors… Moi Caroline 39 ans, citadine invétérée depuis toujours, j’ai longtemps vécu en région parisienne où j’exerçais dans le domaine de l’insertion professionnelle (j’étais plus précisément chargée de l’évaluation des compétences scolaires et professionnelles de jeunes (16-25 ans) en très grande difficulté, avant une potentielle entrée sur une plateforme de mobilisation professionnelle pour travailler sur un projet pro). Boulot très sympa qui me plaisait beaucoup.
En Nouvelle-Calédonie… Je suis « Femme et mère de ».
Peu d’emplois en brousse surtout quand on n’est pas un local de l’étape et puis… Je n’ai pas le permis alors…
Cela dit, je savais dès le départ que je serai celle qui ferait les concessions (il en fallait une !)
J’ai la chance d’habiter un village très dynamique (choisi pour cette raison d’ailleurs !) et qui offre de nombreuses activités.
Mon registre : fitness, zumba, west coast swing, bachata et théâtre.
Entre 2 je m’occupe de la maison, des enfants, et je vais régulièrement marcher avec mes copines.

Quelle est l’adresse de votre blog ?

toutlabasenbrousse.blogspot.com
Au départ c’était pour « déposer » un peu mes angoisses (j’ai commencé avant de partir) et relativiser la situation qui bien que voulue, restait un peu flippante quand même, notamment en ce qui concernait les enfants (scolarité, santé, …)
Sachant que sur place je n’aurai pas grand-chose à faire, je pensais profiter de cette fenêtre sur le monde pour m’occuper un peu et par la même occasion, donner des nouvelles à la famille et les amis restés en métropole (ça évite les mails individuels longs et fastidieux pour moi).

Où vivez-vous actuellement ?

Comme noté plus haut, mon mari était arrivé à un stade de sa carrière où l’expatriation était le seul moyen d’élargir le champ de ses compétences professionnelles, alors voilà,, on a fait le grand saut !
Démarché pour différents postes à l’étranger (Maroc, Suisse), c’est en Nouvelle-Calédonie (destination qui nous semblait la meilleure à tous points de vue pour une 1ère expatriation) que nous avons posé nos valises il y a depuis près d’un an.
Nous vivons en brousse dans une grande maison avec piscine (ça aide).
Pas de retour prévu pour le moment.

Comment était votre vie dans votre pays d’origine ?

Ouh la, vaste sujet…
Nous vivions en région parisienne dans un petit F3, logement de fonction mis à disposition par l’employeur de mon mari, qui était devenu un peu « étroit » à la naissance de notre tout petit.
Tant d’un point de vue de superficie que d’un point de vue humain (même lorsqu’on habite dans un golf, vivre sur son lieu de travail fini par être étouffant).
Bien implanté dans la région (dont je suis originaire), nous avion un solide réseau professionnel et amical, et ma foi, nous y coulions des jours heureux.
Propriétaires d’une voiture et d’un petit appart en proche banlieue (que nous louons à un particulier), nous étions également les heureux « parents » de 4 magnifiques chats.
Mon mari s’adonnait quelques fois au badminton quant à moi, je faisais partie d’une compagnie de théâtre que j’ai « occupée » durant 5 ans.
En dehors, c’était roller avec les copines ou en famille, restaus, cinés, spectacles.
Bien que mes parents, ma tante et ma sœur aient été tous près, nous ne les voyions pas souvent. De mon fait, je l’admets, mais bon.
J’avais pour ma part, une activité professionnelle qui me plaisait beaucoup.

Vue depuis la maison

Vue depuis la maison

Pour quelle(s) raison(s) avez-vous choisi de vous expatrier ? Le travail ? Le goût d’une nouvelle culture ? Le désir de changer de vie ? Le désir d’aventure ? Un meilleur niveau de vie ? La fiscalité ?

Pour toutes ces raisons excepté la fiscalité !!
Avant de nous rencontrer, dans notre jeune temps (ça fait vieille conne non ?!), mon mari et moi avions manifesté le désir, chacun de son côté, d’aller vivre à l’étranger.
L’attrait d’un ailleurs qui peut-être serait meilleur ( ? !), sans pour autant aller au bout de la démarche.
Quand l’occasion s’est présentée et que chacun d’entre nous a été prêt (je parle des adultes, les enfants n’ont pas eu le choix), nous sommes partis.

Comment s’est passé votre départ ?

Dans la mesure où tout s’est organisé en 2 mois, le départ s’est fait. Point.
Table rase du passé, nous avons vendu ce qui pouvait l’être (peu de choses en vérité) et donné à qui voulait bien prendre (de préférence des gens qu’on aimait, notamment pour mes fringues d’hiver ;o)).
En Nouvelle-Calédonie, ce qui n’est pas « tropicalisé » tient peu (télé, électroménager) et l’import en container coûte cher sans compter qu’il est assujetti aux taxes (ici il y a même une taxe sur la taxe !!).
Nous avons donc débarqué un soir de Février avec nos 4 valises et nos 7 malles (qui sont arrivées 15 jours plus tard par avion) pour tous bagages.
Départ rapide donc, mais un minimum organisé, d’autant qu’il fallait scolariser notre grand à l’arrivée.
Et s’il y a bien 2 choses avec lesquelles on ne plaisante pas, c’est l’école et la santé ! (Je le dis tout de suite que j’avais recensé tous les hôpitaux et les spécialistes de l’île avant de partir ou bien ?)

Plage de La Roche Percée

Plage de La Roche Percée

Comment se sont passées les premières semaines sur place ?

Nous avons vécu nos 2 premières semaines sur l’île dans un appart-hôtel à Nouméa, en attendant d’avoir la maison dont nous avions signé le bail.
Nous venions suite à un changement de poste de mon mari, le travail était donc déjà trouvé.
De plus, l’employeur de mon mari avait mandaté un prestataire pour nous trouver un logement, mais devant l’inefficacité absolue du monsieur, mon mari a pris les devants et fait des recherches sur internet. Pas facile quand on sait que je ne voulais vivre nulle part ailleurs qu’à La Foa !!!
On a quand même envoyé le monsieur visiter pour nous mais toutes les démarches ont été effectuées en direct et à distance avec la propriétaire (bail signé via chronopost à seulement 1 semaine de notre arrivée !).
L’arrivée sur l’île avait comme un goût de vacances dans la mesure où nous n’étions pas encore sur notre lieu d’habitation.
Il faisait beau, chaud, la mer au bout de la rue, nous n’avions pas encore l’impression d’être partie du territoire.
Il m’a d’ailleurs fallu plusieurs mois pour ne plus avoir le sentiment diffus d’être d’ailleurs.
Le temps de s’installer et de lancer la 6ème du grand (qui lui s’est adapté tout de suite).
Le temps de prendre nos marques sur les choses du quotidien (courses, soins médicaux, loisirs).
Pour ce qui est du réseau, rien ne vaut la filière associative.
C’est d’ailleurs pour cette raison que je voulais absolument vivre à La Foa : le village recense à lui seul 23 associations sportives et il est doté d’un cinéma et d’un centre aquatique (ça me rassurait avant de partir, de savoir que j’aurai là-bas, des occasions de sortir de chez moi)
Ici, si tu ne vas pas vers les autres, les autres ne viennent pas à toi.
Faire du sport, même si on n’aime pas ça, ça aide.
Etre ouvert, humble et souriant aussi.
Il faut également reconnaître que les enfants sont eux-aussi vecteurs de socialisation (à la garderie, au collège).
Dans un village en plus, tout le monde connaît tout le monde et très vite tu te retrouves à faire la chenille avec le pharmacien au 14 Juillet et à transpirer sang et eau au fitness avec la prof de bio…

Qu’est-ce qui vous plait dans le pays où vous vivez actuellement ? Qu’est ce qui vous plaît moins ?

Le fait de me dire que je l’ai fait !
L’idée d’être sortie de mon pré carré.
La possibilité de rencontrer de nouvelles personnes, d’appréhender de nouvelles cultures, de découvrir de nouveaux horizons (bateau mais vrai).
Au-delà de ça, l’absence total de stress.
La nonchalance des gens des îles n’est pas une légende, tout prend du temps, ON prend le temps.
Mais ce que j’apprécie particulièrement, c’est que tout ne tourne pas autour de la scolarité pour les enfants.
Bien sûr elle est importante et concerne tout le monde, mais… L’extra-scolaire est lui aussi valorisé et mis en avant. Il fait ici partie intégrante de l’éducation. Un vrai plus qui permet de valoriser chaque individu, dans un domaine ou dans un autre.
Du coup, les conversations à la sortie de l’école ou entre mamans, ne tournent pas exclusivement autour des profs, des notes, de l’école.
Reposant pour tout le monde, y compris les parents !

Rien ne me plaît « moins ».
Je suis juste surprise par le coût de la vie ici qui est 1 fois et demi supérieur à celui de la métropole. Et inutile de compter sur les produits locaux pour faire des économies : ils sont souvent plus chers !
Nous vivons bien, mais compte-tenu du salaire de mon mari, je pensais que nous mènerions meilleur train.
Si j’ai appris une chose sur le caillou, c’est que « tout se mérite ».
Et puis ici comme ailleurs, la vie est belle si tu le décides.

Par rapport à la vie en France, qu’est ce qui est mieux ? Qu’est ce qui est moins bien ?

Le rythme et les priorités du quotidien et de la vie en général.
Le coût de la vie (un racket d’état !).

Le lagon

Le lagon

Quelles sont les caractéristiques de votre pays d’expatriation ?

C’est une île donc tout fonctionne en vase clos et ça peut être pesant.
Le statut du territoire a la particularité d’être assujetti au droit français mais de respecter également le droit coutumier et là, il faut s’adapter.
Les expats sont plutôt bien accueillis même si toutes les mesures politiques n’ont pas été bien comprises en tribus (notamment par rapport au référendum pour l’indépendance, qui n’aura lieu que si les politiques de l’île ne réussissent pas à se mettre d’accord d’ici 2018).
L’emploi reste compliqué, la loi sur l’emploi local et les passe-droits coutumiers rendent difficile le travail pour nous zôtes zoreilles. Mais rien n’est impossible.
Après, la Nouvelle-Calédonie c’est des paysages à couper le souffle, une nature encore sauvage.
Peu de touristes et c’est tant mieux.

  • La mentalité des locaux

J’ai tout lu sur le sujet !!
Je ne sais pas à Nouméa, mais en brousse c’est le bonheur.
Comme partout il faut montrer patte-blanche au départ, mais si tu es ouvert, souriant et respectueux, alors tu y vis bien.
Bien sûr, il arrive que nous soyons perçus comme des envahisseurs et ça s’entend, quand tu vois le nombre d’expats au mètre carré à Nouméa ; quand tu entends le discours de certains aussi ( !), mais globalement l’accueil est bon.

  • Le climat

Chaud et humide avec des périodes cycloniques 2 fois par an.
Un été très chaud et très humide (34/35°C) et un hiver moins chaud (25/26°C) et plus sec avec grand frais la nuit (10/12°C)
Aucun changement d’heure (ya plus qu’en métropole qu’on trouve ça !) mais des journées plus courtes l’hiver (Juillet-Août) comme là-bas.

  • Le logement

Comme je l’ai écrit plus haut, nous sommes arrivés dans des conditions assez idéales même si tout ne fut pas simple.
Quelqu’un était mandaté pour faire les recherches à notre place et visiter pour nous (même s’il a fait la moitié du boulot !).
Après, il faut savoir que c’est l’employeur de mon mari qui prend en charge 80% de notre loyer et comme il travaille pour la Province… Ça rassure les propriétaires
Nous avons eu quelques difficultés à trouver un F5 à La Foa, d’une part parce que les F5 n’existent quasiment pas (la maison ici, est culturellement un lieu dans lequel on dort et pas le foyer tel qu’il est vécu en métropole) et d’autre part, parce que l’offre de logement est peu importante dans ce coin-là.
Pour ce qui est de l’obtention d’un logement sur l’ile, les propriétaires m’ont semblé moins regardants qu’en métropole. Mais c’est à vérifier.
Nous avions fourni pour le dossier : la promesse d’embauche de mon mari, ses 3 dernières fiches de paye et nos 3 derniers relevés de compte si je me souviens bien.
Il faut savoir également que certains propriétaires apprécient tout particulièrement de louer aux gendarmes et aux enseignants parce qu’ils ont la garantie d’être payé.
Par contre, ne pas être regardant sur l’état de certains logements proposés à la location : on n’entretient pas, on retape encore moins, on attend que ça tombe et on reconstruit à côté.
Et quel que soit l’état du bien, le loyer sera cher de toutes façons.
Il est le plus souvent fixé arbitrairement par le propriétaire qui ne tient pas absolument pas compte de l’état du logement qu’il propose.
On trouve de tout, des perles comme des clous !
Courage et persévérance donc, ou gros coup de bol.

  • La nourriture

Qu’est-ce qui me manque ?..
Ne pas pouvoir consommer comme je le voudrais (réduire la consommation de fromage de mes enfants ne fut pas une mince affaire…).
Et des légumes qui ont du goût aussi (et oui).

  • La scolarisation

Système scolaire sur le modèle métropolitain mais non exclusivement tourné vers les savoirs scolaires.
Pas de bilinguisme pour le moment, mes enfants parlent français ici aussi.

  • Les vacances

Comme en métropole : ça dépend des professions mais 5 semaines en moyenne.

  • La santé

La sécu est rebaptisée CAFAT et fonctionne globalement de la même manière qu’en France mais il faut compter 3 semaines/1 mois avant de percevoir les remboursements.
Ah la nonchalance des îles !!

  • La conduite

Le permis métro fonctionne très bien ici.
Il est même conseillé à ceux qui ne l’aurait pas (le permis), de le passer ici : moins compliqué et bien moins cher.
D’autant qu’il ne s’agit pas d’un permis à points !!! Aucun risque de le perdre sur le territoire donc ni ailleurs donc !
Par contre, ici plus qu’ailleurs, la route est très très meurtrière en raison des fortes consommations d’alcool des autochtones.
Prudence donc, conduite de nuit à éviter, surtout du vendredi soir au lundi midi.

  • La censure

Je ne crois pas non.

  • Ce qui coûte cher dans votre pays d’accueil / ce qui ne coûte pas cher

La nourriture, les meubles et l’électroménager, les forfaits télé/internet, les forfaits de portables, les fringues, les restaus, les hôtels sont hors de prix.
L’essence, la cantine, les loisirs sont bien moins chers qu’en France.

Qu’est-ce qui vous dérange le plus dans les mentalités, les habitudes culturelles du pays ?

Les métros qui viennent coloniser l’île, les mégalos qui veulent évangéliser, les expats qui restent exclusivement entre eux parce que bouh, le kanak fait peur et qu’on sait même pas s’il parle français d’abord !! Et que peut-être s’il me r’garde c’est qu’il va me violer !!!
Les locaux ne font que réagir aux comportements qu’ils rencontrent, parfois ils anticipent un peu…

Avez-vous des «habitudes» ?

Je ne consomme que des produits de saison ou je congèle pour en avoir hors saison.
Je me lève tôt et je ne me stresse plus du tout.

Est-il facile de partir en weekend ?

On a le lagon bien sûr : snorkeling, reproduction des tortues, chants des baleines, pêche, surf, windsurf, stand-up paddle.
Et puis il y a toutes les foires organisées en brousse : fête du cerf et de la crevette à Boulouparis, foire de Bourail, foire de Yaté, foire de Koumac, fête du bœuf à Païta.
Il a aussi de nombreux gîtes et parc naturels : parc de la Rivière Bleue, parc des Grandes Fougères, …
Tout est sujet à découverte si on est un peu curieux et qu’on accepte de sortir de Nouméa et qu’on aime camper !

Bienvenue chez nous

Bienvenue chez nous

Décrivez votre cadre de vie ?

La Foa est un petit village à flan de montagne, sur le versant ouest de la Grande Terre, à mi-chemin entre le nord et le sud.
Il est traversé par la RT1 (Route Territoriale 1)qui relie le nord au sud par l’ouest et s’organise en 3 « quartiers » : le village (hyper centre), Nilly (périphérie essentiellement destinée à l’habitation) et Maré (plus organisé autour de la zone industrielle et l’usine de crevettes).
Nous habitons une maison tranquille au village, à 2 minutes du collège et proche de tout.

Pouvez-vous nous raconter une journée typique ?

En général en semaine, je me lève vers 6h30, je m’occupe du tout petit (le grand se gère seul), je l’emmène à la garderie, je fais 2/3 trucs dans la maison, je déjeune, je suis sur mon blog (des fois), sur internet (souvent), j’apprends mon texte (tout le temps) et je vois mes copines.
Entre 15 et 16h le grand rentre du collège, nous descendons chercher le tout petit. Bain, repas, télé, dodo.
Le week-end debout 7h, petit déj, douche générale, préparation du pique-nique et départ pour la ville (si besoin de course, de coiffeur ou de civilisation), la plage ou le lagon pour du snorkeling et/ou de la pêche.
Retour vers 16h30/17h, désensablage pour tout le monde, repas et dodo.

Domaine de Déva

Domaine de Déva

Votre adaptation

Votre intégration a-t-elle été facile ?

Oui.

Avez vous rencontré facilement les « gens du pays » ?

On les rencontre mais certains se lient peu (les kanaks essentiellement).
Avec les caldoches et le wallisiens, les choses se font plus facilement.
Quant aux amis : oui nous en avons et les choses sont assez fluides.

Voyez vous / côtoyez vous d’autres français sur place ?

Oui c’est inévitables nous sommes tellement nombreux…

Vous êtes vous facilement adaptés à votre nouveau pays ?

Doucement mais sûrement.
Le temps de se retourner et de se sentir légitime.

Connaissez-vous la langue du pays ?

Oui j’ai toujours parlé français !!
Mais mon grand a suivi des cours de kanak au collège (tout du moins, le kanak de la région, parce qu’il y a 27 langues vernaculaires sur le territoire).

Foire de Bourail - Dressage

Foire de Bourail – Dressage

Votre lien avec votre pays d’origine

A quelle fréquence rentrez vous dans votre pays d’origine ?

Une fois tous les 3 ans serait l’idéal.
Mais les gens peuvent venir nous voir aussi, y a une chambre d’amis pour eux !!

Avez vous des contacts réguliers avec votre entourage resté en France ?

On essaie mais ce n’est pas notre priorité (on fait poli comme dirait l’autre).
Pas de manque particulier, on n’est pas morts, on vit juste un peu loin !

Avez vous prévu de revenir vivre dans votre pays d’origine un jour ?

Non, pour le moment nous sommes heureux là où nous sommes !

Jardin public de La Foa

Jardin public de La Foa

Conclusion

Avez vous évolué ou grandit depuis votre départ ?

Je suis en évolution perpétuelle alors oui forcément, mais pas radicalement.
J’observe et je m’adapte.
Je suis respectueuse et entends être respectée.
Je souris, ça suffit.

Avez-vous des conseils pour les futurs-expatriés ?

Bien préparer l’avant et s’assurer si vous voyagez en famille, que les deux adultes sont ok pour tenter l’expérience.
Il y en aura fatalement un qui devra faire plus de concessions que l’autre, voire même se mettre entre parenthèses. Si dans l’idée, ça peut sembler anodin, c’est dur parfois.
Mieux vaut donc envisager toutes les possibilités AVANT de tout quitter.
Par ailleurs, il me semble préférable de paniquer avant le départ plutôt qu’une fois arrivés (notamment pour les parents, concernant, la scolarité, les soins médicaux, les conditions et le niveau de vie sur place et la cohabitation avec les locaux).
Enfin, ne surtout pas chercher à reproduire le mode de vie à la française là où on va vivre.
C’est périlleux, quasi impossible et stérile.
L’intérêt d’un ailleurs est avant tout la différence de mode et de conditions de vie, sinon à quoi bon ?

Comment vous voyez-vous dans 5 ans ?

Bronzée…

Dans quel coin du monde rêvez vous de vivre ?

L’Océanie me convient bien.
J’irai quand même bien faire un tour du côté de la Réunion où vit la cousine de mon mari.
Après peu importe où on se trouve pourvu qu’on y soit avec ceux qu’on aime.

Foire de Bourail - Concours de lancer de hâche

Foire de Bourail – Concours de lancer de hâche

Retrouvez Caroline sur son blog

Le blog de Caroline : http://toutlabasenbrousse.blogspot.com/

caro-en-brousse

Remerciements

Merci à Caroline d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions et d’avoir partagé avec nous sa vie en Nouvelle-Calédonie !

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