L’interview de Jéromine, en tour du monde

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Jéromine et sa famille sont partis en août 2013 pour un tour du monde d’un an. Ils nous racontent leur histoire alors qu’ils ont déjà fait 7 mois autour du monde.

 

 

 

 

 

Découvrez son interview

Carte d’identité

Prénom : Jéromine
Age : 42 ans
Profession : photojournaliste indépendante
Situation personnelle : en couple, 3 filles : 12 ans, 12 ans, 4 ans
Pays et ville d’origine : Bagnolet, France
Date de départ : 15 août 2013
Durée du tour du monde : 1 an
Partenaires du tour du monde : toute la famille nucléaire : le père et les trois enfants et moi
Congés : Je suis indépendante. Aladin était en fin de CDD dans son métier de projectionniste
Bloghttp://duglobeaublog.com/

 

Présentez-vous

Qui êtes-vous ?

Je suis Jérômine, 42 ans, photographe, en couple avec 3 enfants : 3 filles de 12 ans, 12 ans et 4 ans. Je suis photographe indépendante, membre du collectif Argos, dans le domaine du documentaire social et environnemental, travaillant notamment pour la presse. Dans mes temps libres, je passe du temps avec les amis de mon quartier, dans des actions citoyennes telles que la tenue d’un jardin partagé associatif. Je fais des doudous en couture, et du scrapbook que j’appelle plutôt «cradbook»

Pourquoi avoir décidé de faire un tour du monde ?

J’ai toujours eu cette idée en tête, bien avant d’avoir une famille. Quand notre dernière fille est née, et que nos aînées ont commencé à grandir, nous nous sommes dit qu’il fallait arrêter une date pour que ce rêve ne reste pas à l’état de rêve toute notre vie.

Où et comment viviez-vous avant votre tour du monde ?

Nous vivons à Bagnolet, dans une maison. Nous avons une vie avec tous les deux des métiers d’indépendant, sans rythme professionnel stressant, ni emprisonnant. Nous aimons notre vie locale, y avons beaucoup d’amis, et sommes engagés dans notre vie de quartier par exemple.

Quel est l’adresse de votre blog ?

http://www.duglobeaublog.com. La photo, la vidéo et la musique sont nos métiers. Nous n’envisagions pas de voyager sans ces médias. Le blog nous permet donc de partager notre voyage avec ceux que ça intéresse, mais aussi à titre personnel de tenir un carnet de voyage multimédia, de commencer à faire le tri dans nos photos et nos rush afin de ne pas tout (re) découvrir au retour. C’est aussi une manière de raconter en famille notre voyage, d’impliquer nos filles aînées dans le récit de nos aventures, et d’avoir un projet commun pendant cette année. Aladin ayant toujours rêver de filmer avec un drone a profité de notre tour du monde pour réaliser son projet. Le blog est donc aussi un lieu de diffusion pour ses premiers vols, et son aventure sur son tapis volant. Le blog est notre lieu d’expression libre et non formatée de notre récit de voyage.

Votre tour du monde

Comment s’est passé votre départ ?

Nous sommes partis en train vers Londres, notre avion partant de là bas. Nos parents étaient au rendez-vous, et plusieurs amis nous avaient fait la surprise de venir. C’était joyeux et émouvant. Mais avant la journée de départ, nous avions prévu une semaine de vacances entre amis, afin d’être sûr de ne pas préparer les dernières choses au tout dernier moment. Cette semaine de sas s’est avérée très bénéfique.

Qu’avez-vous ressenti lors des quelques jours qui ont précédé votre tour du monde ?

Je n’étais pas inquiète, contrairement à ce que j’aurais pensé. J’étais bien contente d’être en vacances avec les amis comme indiqué ci-dessus. Le plus dur dans les semaines précédant le départ a été de vider notre maison pour la location. Mais ça a permis en même temps de faire un grand nettoyage, du tri, etc. J’ai eu plutôt l’impression que les choses étaient assez simples, et que je ne voyais pas ce qu’on pouvait oublier : une fois qu’on a les passeports, le premier visa, la carte bleue, tout le reste finalement n’est pas primordial dans le sens où un oubli ne nous empêchera pas de partir !

Comment se sont passées vos premières semaines en tour du monde ?

Nous sommes arrivés à Bombay en Inde, ce qui n’est ni une ville ni un pays facile pour qui n’a pas l’habitude de voyager. J’étais la seule de la famille à connaitre ce pays. Heureusement, nous étions accueillis chez des amis indiens pendant une semaine, ce qui nous a permis de nous adapter plus en douceur. Il faisait chaud, tout là bas est différent de chez nous, ça a été difficile. J’ai pensé que j’avais fait une erreur de proposer l’Inde comme premier pays. Puis bien sûr tout est rentré dans l’ordre. Nous avions du temps dans ce pays (deux mois), nous avons donc avancé à notre rythme, restant en général 10 jours par lieu, et nous avons pu ainsi prendre nos marques.

Quelles étaient vos craintes/inquiétudes pour ce tour du monde? Avez-vous rencontré des difficultés ?

Pas de craintes particulières, désolée ;-). Pas de difficultés non plus… Quelques petits points que nous verrons dans d’autres questions (budget, école…).

Quelles étaient vos objectifs/attentes ? Les avez vous réalisés ?

Passer du bon temps en famille, sur un rythme différent de celui que nous avions à Bagnolet, et sans contraintes. Etre disponibles pour nous mêmes, et découvrir le monde tel qu’il est, non tel qu’on nous le présente dans les médias. Le voyage n’est pas fini, mais pour l’instant, tout cela est atteint. Le voyage au long cours est un vrai bonheur : pouvoir avancer à son rythme, aller où on veut quand on veut (dans la limite des vols d’avion préachetés), et de faire ce qu’on veut selon notre humeur.

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Comment s’est passé votre retour ?

A suivre dans 5 mois…

Les caractéristiques de votre tour du monde

  • L’idée

J’ai toujours eu cette envie, depuis toute jeune. Nous avons pris la décision à la naissance de notre dernière (2010), et avons arrêté à ce moment là la date de 2013-2014 par rapport aux âges de nos filles (classe de 5 è pour les ainées, plus de 3 ans pour la dernière). Nous l’avons annoncé à notre entourage en 2010. Nous avons ouvert notre blog un an avant le départ (septembre 2012). C’est dans cette année que nous avons plus concrètement préparé les choses.

  • L’itinéraire

inde, thailande, laos, cambodge, indonésie, Australie, Chili, Argentine, uruguay, brésil, argentine, chili, bolivie, pérou, Mexique. Dans le projet initial, il y a avait l’Afrique de l’est au départ (Ethiopie, Tanzanie, Madagascar), puis Los Angeles et Quebec à la fin. Hélas, nous n’avons pas pu le tenir pour des raisons de budget. J’ai été très déçue de ne pas aller en Afrique, considérant alors que notre tour du monde n’en était pas un… Mais le budget aurait été alors vraiment trop tendu : les billets d’avion auraient coûté 8 000 euros de plus pour nous 5, et les pays éliminés était chers une fois sur place. Nous avons changé pour notre itinéraire définitif au moment d’acheter les billets, c’est à dire en mai 2013, trois mois avant le départ. J’avais envisagé un plan B en Asie uniquement, mais ai compris 6 mois avant le départ que ça ne nous satisferait pas. Lorsque nous avons vu que nous pouvions tenir Asie et Amérique du Sud dans notre budget, nous avons considéré que c’était déjà un bien beau voyage, même sans Afrique…

  • Les bagages

Je vous renvoie vers notre article sur nos bagages : http://duglobeaublog.com/2013/08/12/laffaire-est-dans-le-sac/ Depuis, je suis la seule a avoir encore les mêmes bagages. Le sac à dos d’Aladin a craqué, les sacs a roulettes des filles aussi. Nous avons racheté des valises en cours de route, qui ont aussi craqué, il faut qu’on en retrouve ici en Amérique du Sud. Le choix du contenant est difficile. Nous croisons assez peu de voyageurs en bagages à roulette. Pour nous, cela reste néanmoins une bonne solution, nos filles de 12 ans n’auraient pas parté de sac à dos trop lourd, et par ailleurs nous marchons assez peu. Mais les bagages à roulette de bon marché ne sont pas de bonne qualité, c’est certain…

  • Les moyens de transports

Nos gros trajets préachetés sont en avion (7 vols : londres bombay / calcutta Bangkok/ Bangkok Jakarta / Dempasar Sydney / Sydney Santiago du chili / Lima Cancun / Cancun Londres) tout le reste est en transports locaux : train en Inde, bus dans les autres pays. A Java, en Indonésie, nous avons surtout loué des voitures avec chauffeur, ce qui à 6 (nous avions une amie) était à peine plus cher que les bus. Et surtout en période de fin d’année, tous les trains, et bus étaient complets bien souvent.

  • Les logements

Nous voyageons dans les hôtels petit budget des guides. En général nous nous basons sur les conseils de guides (Lonely planet, ou routard pour l’Inde) pour trouver le quartier, mais choisissons une fois sur place. Nous avons aussi découvert les homestay qui sont nos expériences préférées lors de notre voyage. En général mis en place par des associations, les homestay permettent de vivre chez l’habitant, soit dans une pièce construite pour les voyageurs, soit dans la maison elle même, et de partager le quotidien des gens. Nous trouvons ces logements un peu par hasard en cherchant sur internet, en général avec les mots clé «autrement», «alternatif», «équitable», etc. Nous avons eu ces expérience dans deux villages en Inde, en Indonésie, puis au Brésil (ici via le réseau accueil paysan, donc un accueil à la ferme)

  • La scolarisation

Athéna et Indira ont chois de s’inscrire au CNED. Elles suivent leur 5è. Elles aiment l’école et sont scolaires, gèrent donc leurs cours et devoirs seules (sans notre aide). En voyage, c’est néanmoins une contrainte, les devoirs étant à envoyer à dates fixes, et nous avons de plus en plus mal à les tenir. Nous ne pouvons nous mettre tous les jours sur le Cned, ce sont donc plutôt des journées intensives lorsque nous restons dans un même lieu sans bouger. Nous n’avons toujours pas compris quel moyen de contrôle il y a pour des enfants qui ne suivent pas le cned (examen à notre retour ? ), et ne regrettons pas ce choix, mais il faut reconnaitre qu’il est chronophage et contraignant. Nous avons la chance d’avoir des jumelles, qui peuvent donc suivre les leçons ensemble !

  • Le budget

Les billets nous ont coûté 12 000 euros, économisés avant le départ. Nous avions prévu 3 000 euros par mois, soit 100 euros par jour, tout compris (visas achetés sur place, fonctionnement du drone, achats de disques durs pendant le voyage, etc). Nous avons tenu ce budget en Asie, avons dépensé deux fois plus en Australie (mais ne sommes restés que 15 jours). En Amérique du Sud, ça n’est clairement pas suffisant, mais je n’ai pas encore fait le bilan. Nous espérons rattraper sur la Bolivie et le Pérou qui sont parait il moins chers. Sinon, nous puiserons dans les économies prévues pour le retour 🙁 (pas trop quand même pour ne pas stresser au retour !). Nous avons décidé de ne pas stresser, essayons tant que possible de ne pas trop dépasser, mais le poste logement ampute ici beaucoup le budget.

Nous bouclons le budget majoritairement grâce à des revenus locatifs (2/3 du prévisionnel), nous avons un sponsor (Baladéo), et avons vendu notre récit de voyage à Géo Ado (1/6 du prévisionnel pour ces deux partenaires), le reste sont mes revenus photos de ventes en cours, ou de travaux réalisés avant le départ, mais payés à publication, donc pendant le voyage.

  • La santé et les assurances

Nous étions à la Maif en assurance civile, elle nous couvre pour un voyage de moins d’un an. Donc pas d’assurance supplémentaire. Trousse de secours très basique, pansements, désinfectant, tire tic, thermomètre… Ce qui nous sert le plus c’est le peigne à poux, à ne surtout pas oublier, ni perdre pendant le voyage. Et plus sérieusement, du collyre pour les yeux, Athéna et Indira ayant eu plusieurs conjonctivites en début de voyage (dues peut être à la clim, et à la poussière). Le smecta est resté intact, je crois que je vais bientôt m’en débarrasser, il prend trop de place. Les crèmes anti-moustiques locales sont très efficaces. Le paracétamol et l’ibuprofène se trouvent partout.

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Vos impressions

Qu’est-ce qui vous a plu dans votre tour du monde ou jusque là ? Qu’est-ce qui vous a moins plu ?

Ce que j’aime particulièrement, c’est de nous sentir libres. Libres d’avancer au rythme qui nous plait, de ne pas programmer à l’avance les itinéraires (entre deux avions bien sûr), de pouvoir rester le temps qu’il nous faut aux endroits qui nous plaisent, de faire les photos et les films qui nous plaisent quand on le sent, sans contrainte ni obligation, purement par plaisir

Qu’avez-vous préféré ?

Difficile réponse… Nous avons bien aimé le Laos globalement pour sa tranquillité, sa facilité de voyage sans que ce soit pour autant un pays touristique. J’aime beaucoup l’Inde qui est un pays vraiment unique, avec une sage folie comme nous avons conclu sur notre blog après nos deux mois, et nous avons beaucoup apprécié Java où la découverte des trois volcans nous a marqués. Et nous avons eu un gros coup de cœur pour Rio, que nous n’avions pas prévu d’aller voir, mais ça aurait été une grosse erreur ! C’est une magnifique ville, mais de le dire comme ça n’explique en rien le coup de cœur que nous avons eu : il faut y aller sûrement pour le comprendre !

Et je pourrai énumérer encore un bon nombre de souvenirs marquant, nous n’avons pas préféré un endroit en particulier finalement…

Pouvez-vous nous raconter 3 anecdotes ?

  1. Aladin rêvait depuis tout jeune de voir le Bromo, à Java. La visite de ce volcan était pour lui le clou du voyage, et il y arriva à quatre heure du matin avec son drone autour du cou, après des mois d’entrainement de pilotage. Lorsque le soleil se leva sur le Bromo, il fit donc décoller son drone. Mais l’émotion était aussi intense qu’il percha le drone dans un arbre, à peine décollé, et dû donc profiter du spectacle sans pouvoir filmer… Sans rancune, il garde bien évidemment un souvenir ému de cette journée
  2. Après une journée de 8 heures en bus, au Laos, nous étions contents de nous poser dans un hôtel à Vientiane. Ce n’est qu’au bout de trois heures qu’une de mes filles osa à peine m’annoncer, en pleurs, qu’elle avait oublié sa petite sacoche dans le bus… Dedans, son ipod, et 75 euros… J’avais heureusement noté d’un point rouge le lieu d’arrivée du bus, qui, étant une compagnie privée, n’était pas arrivé à la gare routière habituelle. On se précipite en taxi à la nuit tombée pour arrvier à temps à la petite gare routière, d’où plus aucun bus ne partait à cette heure ci. J’explique aux trois jeunes employés que je trouve heureusement encore présents, que nous sommes arrivée de Sayaburi en fin de journée… Et je n’ai même pas eu le temps de finir ma phrase, qu’ils brandissent avec un grand sourire la sacoche dans une main, et l’ipod dans l’autre, trop heureux de nous voir arriver, car ils ne savaient pas comment nous prévenir ! Encore aujourd’hui, nous avons du mal à croire à cette histoire…
  3. Dernière anecdote moins émouvante, mais qui nous fait encore rire quand on y repense. Dans un de nos premiers restaus indien, on nous apporte en fin de repas une petite coupelle d’eau avec un quartier de citron à l’intérieur. Sans hésiter, je m’en saisi pour me laver les mains. Mais soudain le doute me prend, et j’annonce au reste de la famille «si ça se trouve, c’est une boisson !». Nous avons bien ri, et avons eu confirmation qu’il s’agissait bien d’un rince doigt. On se demande encore ce qui aurait été le plus choquant pour eux : se rincer les doigts dans une boisson, ou boire le rince doigt ?

Avez vous rencontré facilement les “gens du pays” ?

Oui grâce aux homestay que nous avons fréquentées deux fois en Inde, en Indonésie, et au Brésil. C’est un très bon moyen pour rencontrer des familles et partager leur quotidien. Même si nous savons hélas qu’il n’est pas facile ensuite de garder le contact…

En Uruguay, malgré un passage très éclair de trois jours, nous avons facilement fait de belles rencontres, les uruguayens étant très accueillants, simples et ouverts. Nous avons passé une après midi mémorable avec deux sœurs, l’une musicienne et l’autre dessinatrice, avec lesquelles nous avons fait un atelier dessin avec nos filles.

Avez-vous rencontré beaucoup de français ?

Plusieurs voyageurs croisés dans les hôtels ou sur la route. Au Cambodge, nous avons eu plusieurs guides français ou franco-khmer parlant donc très bien les deux langues, ce qui est toujours un atout pour pouvoir nous expliquer le pays. Au Laos aussi, nous avons rencontré un franco-laotien y vivant depuis huit ans, et qui nous a donc ouvert des portes chez des agriculteurs que je souhaitais rencontrer. J’étais au début réticente à aller dans des hotels tenus par des français, ou francophones, préférant les hotels tenus par des locaux. Mais il faut reconnaitre que c’est un bon moyen pour discuter et apprendre sur le pays, surtout pour nous en Amérique latine qui ne parlons pas espagnol (ou au Brésil). Dans ces hotels, on croise aussi du coup beaucoup de francophones. C’est un choix à faire, ou non 😉

Vous êtes vous facilement adapté aux différents pays et aux différentes cultures ?

Oui, et non. 😉 En passant en moyenne un mois dans chaque pays, je ne pense pas qu’on puisse dire qu’on s’adapte ! En revanche, nous avons eu eu plaisir à découvrir des pays dépaysants, et nous préférons d’ailleurs largement qu’ils le soient ! (ici en Amérique du Sud par exemple, nous trouvons le Chili et l’Argentine un peu trop proches de nos standards européens…). Côté nourriture, seul Aladin apprécie réellement les repas très épicés. Vénus a mangé des pommes et des bananes pendant tout le premier mois en Inde. Pour le reste, nous essayons de faire au mieux en ne choquant pas trop, vestimentairement parlant par exemple. Mais nous savons bien que nous restons des touristes occidentaux aux yeux de nos hôtes, nous n’essayons pas de nous fondre dans la masse !

Aviez vous des contacts réguliers avec votre entourage resté dans votre pays d’origine ? Votre entourage vous manque-t-il ?

Nous pouvons compter sur les doigts de la mains les séances skype depuis le début du séjour. Elles ont été du coup de belles bouffées d’air frais, mais nous ne cherchons pas à en avoir trop souvent. Nous gardons le contact par mails et messageries instantanées, ce qui est sympa aussi. Nous avons eu la visite de nos parents, puis d’une amie qui nous ont aussi apporté de l’air frais au sein de la famille. Nous sommes allés voir des amis que nous n’avions pas vu depuis bien longtemps (enInde, Australie et au Brésil), et ces trois séjours ont été des moments forts et intenses en partages d’amitié. Bien sûr, nos amis parisiens nous manquent, mais le manque fait aussi du bien, nous serons heureux de nous retrouver au retour. Et la vie entre nous cinq est intense, nous ancrons une complicité qui vaut bien quelques sacrifices en amitié. Dans la mesure où l’on sait que notre voyage ne dure qu’un an, c’est plus facile à gérer !

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Et pour finir

Avez vous évolué ou grandit grâce à votre tour du monde ?

Le voyage n’est pas fini, et je pense que nous répondrons plus facilement à cette question quelques mois après notre retour, avec du recul… Paradoxalement, je suis partagée entre l’idée que bien sûr un tel voyage change des choses, mais en même temps, ça n’était pas le but. Nous n’avons pas effectué ce voyage pour changer de vie, et nous envisageons de retrouver notre vie bagnoletaise de la même manière qu’avant le départ. Ce que je souhaite garder, c’est ce sentiment de simplicité des choses, et continuer à relativiser sur le quotidien. Lorsqu’on est ancré quelque part, on ressent souvent comme une lourdeur nous empêchant d’envisager sereinement nos envies ; on a l’impression que beaucoup d’obligations nous empêchent de faire ce qu’on veut. J’espère pouvoir garder l’esprit de liberté dont je parlais dans une question précédente.

Avez-vous des conseils pour les futurs-tour-du-mondistes ?

N’hésitez pas, allez y !

Dans quel coin du monde rêvez vous de vivre ?

Nous n’envisageons pas de quitter la France.

Retrouvez Jéromine sur son blog

Le blog de Jéromine : http://duglobeaublog.com/

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Remerciements

Merci à Jéromine d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions et d’avoir partagé avec nous son tour du monde en famille !

Vous avez des questions ?

Si vous souhaitez poser des questions à Jéromine et à sa famille sur cette interview ou sur leur tour du monde, n’hésitez pas à leur laisser des commentaires sous cet article. Ils se feront un plaisir d’y répondre !

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