L’interview de Murvin de retour d’un tour du Monde

AuBoodhooMonde - Uyuni

Murvin et Chloé sont partis pour un voyage autour du monde d’un an. Fraîchement rentrés, ils nous racontent leur expérience et leurs impressions !

 

 

 

 

 

Découvrez son interview

Carte d’identité

Prénom : Murvin Boodhoo
Age : 32 ans
Profession : Ingénieur en Aéronautique
Situation personnelle : Marié, pas d’enfants
Pays et ville d’origine : Quatre-Bornes (Ile Maurice)
Date de départ : mai 2013
Durée du tour du monde : 1 an
Partenaires du tour du monde : avec ma femme Chloé !
Congés : J’ai posé une année sabbatique qui a été tout de suite acceptée.
Blog : http://auboodhoomonde.com/

 

Présentez-vous

Qui êtes-vous ?

Je suis originaire de l’Ile Maurice mais vis à Toulouse depuis mes études. J’y ai rencontré Chloé et nous nous sommes mariés en 2011. Je travaille en CDI dans le secteur aéronautique ; Chloé est diététicienne-nutritionniste en libéral. Nous n’avons pas (encore) d’enfant. J’aime jouer au squash, Chloé est inscrite dans une salle de sport et nous sommes tous les deux fans de cuisine. On passe la plupart de nos vacances dans nos familles, soit à l’Ile Maurice, soit dans le Var pour voir la famille de Chloé. Les journées de travail sont bien chargées et le temps libre c’est pour se reposer, cuisiner de bons petits plats sains et lire… le plus souvent des guides ou blogs de voyage !

Pourquoi avoir décidé de faire un tour du monde ?

Pendant longtemps nous avons rêvé de voyages dans des contrées éloignées. Lorsque nous partions en voyage c’était invariablement pour aller voir ma famille à l’île Maurice. Comme c’est un voyage long et coûteux, nous n’avions pas la possibilité d’en faire d’autres dans l’année. Cette idée de grand voyage nous est revenue lors du choix du voyage de noces. On avait plusieurs pays en tête, alors on a décidé qu’on les ferait tous ! Cette idée, initialement la mienne, a fait son bout de chemin dans la tête de Chloé et très vite nous nous sommes mis à lire des guides et des récits de voyageurs qui nous donnaient encore plus envie. Restait un point majeur : les fonds. Il a fallu faire un choix entre garder les économies pour investir dans une maison ou les utiliser pour partir un an. On n’a pas réfléchi longtemps : c’était décidé, on allait sillonner la planète par nous-mêmes plutôt que de lire les comptes-rendus des autres ou de regarder des images à la télé…

Où et comment viviez-vous avant votre tour du monde ?

A Toulouse, on louait un appartement dans un quartier très sympathique. On commençait à avoir des petites habitudes. Bien entourés d’amis et de collègues de travail on faisait tranquillement notre vie lorsque cette soif d’aventures et de changement a refait surface et bouleversé le cours des choses.

Quel est l’adresse de votre blog ?

AuBoodhooMondeNos carnets de voyage sont sur http://auboodhoomonde.com. Ce n’est pas un nom facile à retenir, mais l’on peut difficilement faire plus personnalisé pour nous ! « Boodhoo », c’est mon nom. D’origine mauricienne, il se prononce « boudou ». Ainsi le jeu de mots est plus facile à comprendre.

Comme beaucoup de voyageurs, on a créé ce blog avec l’envie de partager nos aventures avec notre famille et nos amis. Mais très vite on s’est rendus compte que ces derniers n’étaient pas les seuls à nous suivre. Aujourd’hui la plupart des visiteurs du site sont des internautes que nous ne connaissons pas, qui nous posent parfois des questions ou laissent un commentaire gentil. Bien sûr qu’une fois sur internet, ce blog serait lu par des inconnus mais on n’avait pas imaginé que ce serait à ce point et ça a ajouté une nouvelle dimension à nos écrits. En effet, on a eu envie d’inspirer les gens à voyager plus souvent et leur montrer que l’on peut voir et vivre de belles choses sans pour autant se ruiner. Les articles sont plus longs que ceux que l’on trouve habituellement sur les blogs de voyage, car nous aimons parler de nos ressentis, donner des informations précises et illustrer de beaucoup de photos. Nous souhaitons que nos lecteurs vivent cette expérience avec nous et l’y amenons progressivement, comme dans un livre.

Votre tour du monde

Comment s’est passé votre départ ?

La période juste avant le départ a surtout été marquée par la fin du transfert de connaissance au travail afin d’assurer la continuité de service, et par le déménagement. On a rendu notre appartement, vendu tous nos meubles et réparti nos effets personnels chez les amis de Toulouse et chez les parents de Chloé dans le Var. La dernière nuit dans notre appartement, on a dormi sur nos tapis de sol avec nos sacs de couchage car on n’avait plus rien !

On a aussi fait une belle grosse soirée dans l’appartement vide, avec les collègues et les amis.

Qu’avez-vous ressenti lors des quelques jours qui ont précédé votre tour du monde ?

On était vraiment excités à l’idée de faire quelque chose de complètement nouveau et un peu aventurier. On se disait que peu de gens faisaient ce que l’on s’apprêtait de faire. Cependant, nous avons ensuite rencontré tellement de voyageurs qu’on s’est senti moins “uniques”, mais par rapport à notre entourage c’était quelque chose de grand, un rêve qui commençait.

Comment se sont passées vos premières semaines en tour du monde ?

Au début, on se dit que cela ressemble à des vacances, mais au-delà d’un mois de voyage, on commence à se rendre compte qu’on est vraiment parti « pour de bon » et que le retour est dans tellement longtemps que ce n’est pas la peine d’y penser. On déconnecte progressivement de sa vie précédente et on commence une vraie vie de routard où les besoins primaires comme quoi manger, où dormir et quelles émotions je vais vivre aujourd’hui prennent le dessus sur l’environnement de facilité et les choses matérielles.

Quelles étaient vos craintes/inquiétudes pour ce tour du monde? Avez-vous rencontré des difficultés ?

Ce n’était pas vraiment une crainte, mais on se demandait comment cela allait être de vivre à deux 24 heures sur 24 pendant un an. De plus, concernant certains pays d’Amérique du Sud, je me faisais des idées (fausses !) à cause de l’image que renvoient les médias et l’aspect insécurité était toujours dans un coin de ma tête. Concernant les difficultés, je pense qu’on a rencontré les mêmes que la plupart des voyageurs. On a eu une salmonellose juste avant le trek de l’inca au Pérou, une tentative de cambriolage en Equateur, des pannes de bus dans plusieurs pays, des problèmes de carte bleue… mais tout cela reste très marginal par rapport au temps total et de toute façon les galères peuvent aussi arriver en restant en France. En revanche, contrairement à d’autres voyageurs rencontrés sur le chemin, nous sommes parmi les chanceux qui n’ont subi aucun vol ou perdu aucun objet précieux.

Quelles étaient vos objectifs/attentes ? Les avez vous réalisés ?

L’objectif majeur était simplement de voir « en direct » les beautés de ce monde. Je pense qu’on en a vu pas mal, mais nous en avons bien sûr laissées car un an c’est long et court à la fois. On s’est découvert une passion commune pour les montagnes, nous qui étions plutôt « mer » – Chloé et moi venant respectivement de la Méditerranée et de l’océan Indien. On voulait également goûter aux cuisines des différentes régions du globe et on a été copieusement servis, même si on n’a pas tout aimé…

AuBoodhooMonde - Cordillera

Cordillera

On avait aussi envie de rencontrer les gens et en effet, ça a contribué à la beauté du voyage. C’est tellement différent de voir le pays par les yeux des habitants. On a aussi fait la connaissance d’un grand nombre de voyageurs avec qui nous avons gardé contact et qu’on reverra avec plaisir chez eux ou chez nous.

Comment s’est passé votre retour ?

Cela ne fait que quelques jours que l’on est revenu et on n’a pas encore repris le travail. On est actuellement en recherche d’un logement sur Toulouse. Il faut reprendre quelques repères qui sont clés pour vivre en société : un logement, un travail, et reprise de contact avec ses amis, mais cela peut se faire avec un regard différent. Je pense qu’on ne regarde pas les médias de la même façon et une conscience plus écologique s’est développée. On a tendance à se recentrer sur l’essentiel et à savoir exactement ce que l’on veut. Toutes nos valeurs d’avant sont devenues plus fortes et on mettra un point d’honneur à les respecter.

Mon premier choc a été de voir des valises de vêtements et affaires qu’on avait entreposées avant de partir alors que j’ai été capable de vivre avec un sac à dos durant un an, dans tous types de climats et en faisant sans doute plus d’activités que mon quotidien toulousain… mais qu’est-ce qui fait donc que l’on a besoin de tout ça pour vivre… ??? J’espère trouver la réponse à la question dans les semaines qui viennent !

Les caractéristiques de votre tour du monde

  • L’itinéraire

On a chacun fait une liste de pays, on a pris les pays qu’on avait en commun et le tour était joué ! Il a fallu quand même éliminer quelques pays pour des raisons budgétaires ou une logique de parcours. Au final notre tour du monde inclut une toute petite partie des deux géants de l’Amérique du Nord – où l’on pourra revenir plus facilement d’Europe – , 5 mois en Amérique du Sud, la Nouvelle-Zélande à fond, un bout de l’Australie, une pause famille à l’île Maurice, et quatre pays d’Asie. Et comme c’est le voyage d’une vie, on ne pouvait pas concevoir de ne pas aller aux Galapagos ou à l’île de Pâques. Jetez un petit coup d’œil sur la vidéo de l’itinéraire !

Ile de Paques

Ile de Paques

  • Les bagages

Nos sacs à dos n’étaient pas trop mal optimisés. On avait prévu aussi bien des vêtements chauds que des affaires légères, dans des quantités plus que raisonnables. Pour connaître le contenu exact de notre sac, consultez la liste de vêtements et matériel ! Pour choisir les équipements chauds, on s’est fait aider des magasins de sport. Pour les affaires légères, c’est plus facile évidemment. Dans les sacs, on a aussi transporté les souvenirs. Dès qu’ils devenaient trop lourds, on envoyait quelques colis vers la France. On a laissé aussi quelques affaires à l’ile Maurice (et on a récupéré des vêtements plus adaptés pour l’Asie) et des souvenirs aux parents de Chloé qui nous retrouvaient en Birmanie. C’est une organisation logistique à penser à l’avance ! Nos sacs ont en moyenne tourné à 16 kilos.

  • Les moyens de transports

On a prévu des grands trajets en avion pour traverser l’Atlantique, le Pacifique, l’Océan Indien et « sauter » l’Amérique Centrale. Pour tout le reste, transports en commun tels que le bus en Amérique du Sud et en Asie, la marche, le stop, le caisson d’un 4*4, la location d’un van en Nouvelle-Zélande et sur la côte est de l’Australie, le tuk-tuk, les taxis collectifs, la voiture, la moto, le scooter, le bateau, le train … et  le vélo de temps en temps !

Tuktuk

Tuktuk

  • Les logements

On a fait du couchsurfing au Canada et en Malaisie, dormi dans notre van en Australie et Nouvelle-Zélande et dans des dortoirs d’auberge de jeunesse dans les pays chers. Dans une bonne partie de l’Amérique du Sud et de l’Asie, les petits hôtels familiaux ou guesthouse sont très abordables. J’ai aussi de la famille et des amis (ou amis d’amis) chez qui nous avons logé quelques jours aux quatre coins du monde. Mais de temps en temps, un B&B un peu plus cher qu’une auberge nous faisait plaisir ! Nous n’avons jamais réservé en avance, notamment en Amérique du Sud : une fois sur place, nous visitons plusieurs hôtels, comparons, négocions avant de poser nos sacs à dos.

  • Le budget

Même si c’est le rêve de beaucoup de personne, je crois que trouver des sponsors est assez difficile. On a tenté avec un magasin de sport et le boulot, sans résultat. En plus de nos économies, nous avons reçus une cagnotte pour notre mariage et des cadeaux très utiles au routard. Donc nos meilleurs sponsors sont la famille et les amis ! Ensuite difficile d’établir un budget par mois tellement le coût de la vie varie d’un pays à un autre, et en fonction des activités. Nous tablions autour de 45 000 euros pour 2 pour un an tout compris, et je pense qu’on a été juste un peu au-dessus.

  • La santé et les assurances

Les trois premiers mois nous étions couverts par l’assurance de la carte bleue et pour le reste du voyage nous avons souscrit une autre assurance parmi les nombreuses offres visibles sur internet. Je vous invite à consulter notre rubrique santé.

Pour la trousse, on n’avait pas voulu prendre d’antibiotiques à large spectre comme on nous l’avait conseillé, car on n’aurait jamais osé les utiliser de nous-mêmes, sans un avis médical. C’était une erreur : quand vous vous videz continuellement et que vous n’arrivez plus rien à avaler, c’est souvent ce même antibiotique qu’on vous prescrit, alors autant l’avoir sur soi.

Vos impressions

Qu’est-ce qui vous a plu dans votre tour du monde ou jusque là ? Qu’est-ce qui vous a moins plu ?

Nous avons surtout été émerveillés par des paysages à couper le souffle. Tout au long de la Cordillère des Andes on a été bluffés. Les glaciers de Patagonie, les lacs aux couleurs incroyables de Nouvelle-Zélande et les chutes du Niagara ou d’Iguazu ont aussi eu leur effet « Wow » !

Ce qui m’a le plus déplu – même si cela fait partie du voyage – c’est la pollution et la poussière au Népal et dans certaines régions de l’Inde. Le manque d’air pur à Katmandou se fait vite ressentir. Je n’ai pas non plus aimé la salmonellose que l’on a tous les deux attrapée au Pérou… Et Chloé – qui fait plus « touriste » que moi ! – a été confrontée dans quelques pays à la pression des marchands dans la rue qui se jetaient sur elle pour lui vendre leurs produits. Ce n’est pas un point qu’on pourrait réellement qualifier de négatif mais il contribue à se sentir moins libre, toujours sur ses gardes et finalement moins sympathique avec les locaux avec toujours l’impression que leur bavardage est intéressé.

Perito Moreno

Perito Moreno

Nouvelle-Zélande

Nouvelle-Zélande

Qu’avez-vous préféré ?

Depuis que nous sommes rentrés, la question la plus fréquente est « quel pays avez-vous préféré ? » Pour Chloé comme pour moi, il nous est impossible d’y répondre précisément. On a aimé les montagnes, avec ses étendues à perte de vue, ses sommets gigantesques qui donnent l’impression que la nature est plus forte que tout. Ainsi, pour nous, une région idéale pour des vacances au milieu de paysages magnifiques est la Cordillère des Andes ou l’Himalaya. Par contre, pour y vivre et travailler, on se verrait bien en Nouvelle-Zélande, très variée et pleine de paysages qu’on n’a pas par chez nous ou à l’île Maurice pour être plus proche de ma famille !

Aconcagua

Aconcagua

Himalaya

Himalaya

Racontez-nous 3 anecdotes ?

Choix difficile tant cette année a été riche en expériences.

  • Le monde est grand mais petit – nous avons rencontré Romain et Sandra, un couple de voyageurs, à Cuenca en Equateur. 6 mois plus tard, on fait du vélo en Birmanie à Bagan et qui arrive en sens inverse ? Romain et Sandra qui sont aussi à vélo ! On savait d’après leur planning qu’ils seraient au Myanmar au même moment, mais sans rendez-vous, la rencontre était vraiment pur hasard. Depuis leur retour, ils ont le projet de s’installer à Toulouse, on va d’ailleurs prendre un verre ensemble ce soir, il y a un bar qui offre aussi des insectes en apéritif !
Le monde est petit

Le monde est petit

  • Bombay to Goa – Les bus en Inde sont assez spéciaux. Ce qu’on appelle les Volvo bus ont des lits, doubles et simples, montés dans les bus ! Assez sympathique ce lit double ambulant ! Le problème c’est quand on tombe en panne entre Bombay et Goa et qu’un autre Volvo bus nous récupère. On est alors à 4 par lit, ce qui rapproche les cultures !
  • L’incroyable destin de Moris – Nous avons recueilli Moris, le dernier dodo. C’est l’oiseau disparu emblématique de l’ïle Maurice. Et nous l’avons toujours emmené avec nous et photographié dans tous les endroits visités. Il a vraiment fait un fabuleux voyage que je vous invite à découvrir !
Moris à Iguazu

Moris à Iguazu

Avez vous rencontré facilement les “gens du pays” ?

 

Le fait de préférer quelquefois les B&B ou guesthouse familiales aux auberges de jeunesse permet de rentrer plus facilement en relation avec des locaux. L’apprentissage de la langue est aussi déterminant pour ces échanges. Avoir quelques mots basiques en hindi, khmer ou népalais a été sources de rires bien sûr, mais inconsciemment montre la volonté du voyageur de s’intégrer à la culture locale.

Avez-vous rencontré beaucoup de français ?

On a rencontré beaucoup de voyageurs au long cours, principalement des allemands et des français. Souvent des couples de notre âge, qui faisaient aussi un tour du monde. On a gardé contact avec pas mal d’entre eux. En plus dans une auberge de jeunesse, il est facile de repérer les français, soit parce qu’ils ont le guide du routard sous le bras, soit par leur accent lorsqu’ils parlent anglais (cela dit, les anglais et les américains nous ont dit qu’ils trouvaient cet accent so sweeeeet).

Vous êtes vous facilement adaptés aux différents pays et aux différentes cultures ?

J’ai déjà fait l’expérience d’une adaptation totale à une culture différente lorsqu’à 18 ans, j’ai quitté mon île natale pour m’installer en France. Je suis passionné par la découverte des autres coutumes et manières de vivre de chaque pays. Donc notre état d’esprit était assez ouvert pour aller spontanément vers des personnes et leur demander des précisions sur la signification de certaines choses et partager nos différences.

Aviez vous des contacts réguliers avec votre entourage resté dans votre pays d’origine ? Votre entourage vous a-t-il manqué ?

Durant le tour du monde, nous avons eu beaucoup plus de contact avec la famille et les amis en comparaison avec notre vie d’avant à Toulouse. Sans doute avait-on plus l’envie de partager notre quotidien et nous avions plus de choses à raconter que métro-boulot-dodo ! Entre le blog, la page facebook et les mails, on a donné et reçu pas mal de nouvelles. Il y a le WiFi presque partout et quelquefois dans des endroits improbables, comme dans une voiture au Rajasthan ou dans des montagnes au Népal. On a quand même envoyé quelques cartes postales à l’ancienne, notamment aux grands parents qui n’ont pas internet ! La maman de Chloé a aussi imprimé nos articles pour les faire lire aux grands-parents, j’ai trouvé ça vraiment mignon !

Notre entourage nous a manqué parfois, mais j’avoue que les moyens de communication aujourd’hui vous feraient presque croire que vos proches sont tout près !

Et pour finir

Avez vous évolué ou grandit grâce à votre tour du monde ?

Je pense que c’est difficile de ne pas changer après cette expérience d’une vie. Ensuite, il est tout aussi difficile de résister au rouleau compresseur de la routine qui peut vite s’installer. En tour du monde, il y a aussi beaucoup de moments où l’on est seul dans ses pensées et on a le temps de réfléchir sur soi sans être pollué par le quotidien. On mûrit des projets, on donne du sens à nos actions et on est de plus en plus sûr de ce qu’on a envie de faire de notre vie. Tout est maintenant entre nos mains pour réaliser ces rêves de vie pensés pendant le tour du monde.

Cambodge

Cambodge

Je ne connais pas de tour-du-mondistes qui n’a pas gardé dans un coin de sa tête l’envie de repartir pour un tour, même si certains le feraient un peu différemment. J’en fais partie et même si nos projets futurs nécessitent de poser un petit peu notre sac à dos, on compte faire régulièrement des voyages ponctuels et probablement un jour repartir pour un long voyage.

Avez-vous des conseils pour les futurs-tour-du-mondistes ?

Vous allez entendre beaucoup de personnes donner des conseils sur l’itinéraire, les activités, et vous dire que si vous n’allez pas dans tel pays vous passez à côté de l’essentiel… Ecoutez-les mais construisez votre propre expérience, si vous y mettez du cœur elle sera enrichissante et unique ! Vivez chaque jour comme si vous ne reviendrez jamais dans cet endroit et prenez le temps d’écrire vos mémoires, de prendre des photos. Au retour, relisez vos mémoires et regardez vos photos, cela vous aidera à savoir qui vous êtes vraiment !

Tour du monde en couple

Tour du monde en couple

Retrouvez Murvin et Chloé sur leur blog

Le blog de Murvin et Chloé : http://auboodhoomonde.com/

AuBoodhooMonde_blog

Remerciements

Merci à Murvin d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions et d’avoir partagé avec nous son tour du monde en couple !

Vous avez des questions ?

Si vous souhaitez poser des questions à Murvin  sur cette interview ou sur leur tour du monde, n’hésitez pas à lui laisser des commentaires sous cet article. Il se fera un plaisir d’y répondre !

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